Lisi YAO

Maître Adja, l’une de mes plus belles rencontres

Maître Julien Saint-clair Adja est sans conteste l’une de mes plus belles rencontres à ce jour. Il fait partie de ce genre de personnes que l’on ne fréquente peut-être pas assidûment mais qui, lorsque vous vous connectez à elles, n’appellent à la vie que des ondes positives. A propos de connexion, je fais référence à des communications, échanges virtuels ou en présentiel, mais aussi au simple fait de penser à la personne…

Maître Adja – vous devinerez qu’il est une tête dans le domaine des arts martiaux – est en fait le genre de gars qui vous fait penser qu’il ne vit pas dans le même monde que vous, je vous l’assure. Et, ce n’est pas que c’est moi qui suis trop « une fille du monde », qui se fiche de valeurs et principes moraux hein ! J’essaye de vous expliquer. Le monsieur prône par exemple des principes et des valeurs qui étaient « à la mode » à une autre époque, quoi ! Le respect, la courtoisie, la serviabilité, la fidélité… Bon, j’admire tellement l’homme que ma petite plume a décidé d’écrire ces quelques lignes en rapport avec lui. Il paraît que les écrits sont lourds de sens et restent… Pourquoi donc ne pas donner mon témoignage quand mon âme ressent le besoin de le faire ?

Ma rencontre avec Maître Adja

Est-ce que je m’en souviens, même ? Finalement non, je ne sais plus exactement comment ni quand. J’ai essayé de remonter le fil de nos conversations et je me suis alors rendue compte que nous conversons depuis 2018. Je suis celle qui avait demandé l’amitié à Julien, sur Facebook. Je pense par ailleurs me souvenir d’une rencontre physique qui m’apparaît comme étant la première. Il s’agit de celle à l’occasion d’une compétition Open Karaté Contact d’Abidjan (OKCA). Nous avions, plus précisément, tous les deux fait office d’arbitres au cours de cette compétition. J’ai été agréablement surprise par la disponibilité de l’homme. Aussi ai-je été séduite par sa tendance à venir en aide aux autres. Tu ne comprends pas quelque chose, il a temps et mots pour essayer de te faire comprendre.

Maître Adja est de toute évidence un exemple de serviabilité. Le monsieur a été suivi et « validé » par Robert Brazza, alors ?

Rencontre « surprise » avec Robert Brazza (Julien au centre), page Facebook Julien Saint-clair Adja

Pour la petite histoire, Robert Brazza est fan d’arts martiaux. Il suivait les activités de Julien et c’est ainsi qu’il l’a contacté pour lui dire qu’il a une surprise pour lui. Julien devait rencontrer, selon les indications de M. Brazza, un ami à lui sur Abidjan, pour sa surprise. La surprise était, en fait, une rencontre-échange avec la personnalité elle-même. Si seulement ce processus pouvait être récurrent sous les tropiques, pour faire encore plus briller talents et exemples !

De quoi parlons nous au juste, Julien et moi ?

En ce qui concerne nos échanges, je me souviens encore de ces longs moments passés à converser via Internet. Nous parlions entre autres d’arts martiaux, de Dieu, de spiritualité, des relations humaines, d’histoire, de culture… De plusieurs sujets. Nous avions même, finalement, créé un groupe privé avec une autre belle rencontre, Ksyty Winkel, pour évoquer des sujets qui comptent. Je vais cependant prévenir les potentielles « candidates à la candidature » sous le charme des qualités de l’homme ici citées : il n’est m’a foi pas un garçon facile ! Rires. Ce n’est pas un profiteur qui dit qu’il n’y a pas hors-jeu quand la balle vient de l’adversaire, malgré son intérêt pour la gent féminine. I know what I’m talking about !

Maître Adja m’a enseigné les bases des arts martiaux et l’art du bonsaï

J’ai pu bénéficier d’un cours privé avec Maître Adja, n’ayant pas pu participer au collectif. C’était en 2019. Je dois à ce propos retrouver mes cours… j’avoue que je peux ne pas être une bonne élève. Je retiens en tout cas de notre entretien qu’un grand Maître a pu traverser un mur et avoir accès à un lieu qui lui était initialement inaccessible. Cela s’est fait, m’a-t-il expliqué, par la force de la concentration. La volonté, la concentration, la persévérance… apparaissent en conséquence comme des clés du succès. Même s’il s’agit d’une image, je crois en la capacité d’accomplir des choses grâce à la force mentale et à l’élévation spirituelle. Maître Adja dit souvent que nos actions dans le monde matériel ont des répercussions dans le spirituel et moi, j’y crois.

« Ma sœur », c’est ainsi que Julien m’appelle très souvent, s’il ne mentionne pas mon prénom. Grâce à lui, j’ai mon Bonsaï, un Baobab ! Il a deux ans. Je suis fière de m’occuper de mon arbre, mon « deuxième bébé ». Julien a l’habitude de poser la question suivante : « et nos bébés ? » lorsqu’il veut prendre des nouvelles de mon fils ainsi que de mon Bonsaï. C’est avec enthousiasme que nous avons procédé au rempotage de ce dernier il y a un mois. Il est un héritage que je compte laisser à mon fils !

Maître Adja (dans le fond à gauche) lors d’un cours, Page Facebook Julien Saint-clair Adja
Le Gwè Pépé Tong-il Moo-Do Dojang 2 : l’école d’arts martiaux de Maître Julien

Le tong-il Moo-Do est un art martial mixte d’origine coréenne signifiant l’unification des arts martiaux. Il promeut un enseignement équilibré, technique et philosophique, pour une transformation positive du pratiquant.

J’ai dit plusieurs fois que je confierai volontiers un pan de l’éducation de mon cher fils à Julien. Julien reçoit dès leur 3 ans, des enfants pour les former aux arts martiaux, aux valeurs qui font les Hommes. Comme il aime souvent le dire, le travail doit être entamé le plus tôt possible pour se donner le maximum de chance de construire des personnes de qualité. En observant notre monde et ses maux, il est clair que la meilleure chose à faire est d’entourer les enfants, très vite, de bonnes références. Le club de Maître Adja se situe à Angré château. Il organise bientôt une compétition d’arts martiaux.

La première édition de la compétition Gwè Pépé Tong-il Moo-Do

Elle est prévue pour le 1er août 2021 à Angré Château Groupement 4000C. La compétition locale se résumera en deux axes. Le premier est relatif aux techniques de base et de forme. Le second axe de la compétition est le combat dans les règles du Tong-il Moo-Do. La compétition est ouverte à tous les pratiquants de Tong-il Moo-Do de Côte d’Ivoire.

Il faut souligner que l’organisation d’une telle compétition répond à plusieurs objectifs. Il s’agit d’abord, pour les initiateurs, de créer un évènement annuel permettant de rassembler les athlètes de tous les âges. Le deuxième but majeur est la célébration de l’éducation et de l’amitié des athlètes et des clubs. L’autre objectif tout aussi capital que nous pouvons citer en troisième lieu, c’est la volonté d’occuper sainement et éduquer la jeunesse. Amener la population à s’intéresser au sport en général, voilà en outre un objectif qui mérite aussi d’être cité, quand on sait les bienfaits du sport sur la santé. Le concours prévoit des parcours d’obstacles ; ça promet d’être chic ! Pour plus d’infos quant au règlement de la compétition et aux possibilités de partenariat et autres soutiens, contacter le profil ! On attend 100 athlètes âgés de 4 ans à plus de 18 ans à la compétition.

Pour un tant soit peu côtoyer le monde des arts martiaux en Côte d’Ivoire, je peux affirmer qu’il y a de belles choses à y développer. Pour moi, Julien est un exemple, et, pas parce qu’il apporte toutes les fois qu’il nous visite, un cadeau pour mon fils ni parce que ma maman se prénomme Julienne. S’il y en avait beaucoup de Julien, le monde se porterait mieux.

Lire mon précédant billet ici


La nuit de l’écologie africaine, un rendez-vous inédit

La nuit de l’écologie africaine est un évènement inédit. Il est pensé pour primer les défenseurs de l’environnement africains. Et, c’est le 5 juin 2021, la date de l’important rendez-vous ! Le 5 juin prochain, la première édition de La nuit de l’écologie africaine aura lieu à Abidjan.

Une initiative qui suscite beaucoup d’engouement

Pour commencer, les acteurs de la protection de l’environnement ont été invités à postuler dans différentes catégories. Plusieurs candidatures sont par la suite enregistrées pour les catégories :  

  • Collectivités territoriales ;  
  • Recherche et innovation écologique ; 
  • Entreprises et RSE ; 
  • Société civile, associations et coopératives ; 
  • Femme et écologie.  

Après la clôture de la phase des dépôts, le comité d’organisation a compté plus de 260 postulants. Ceux-ci proviennent de divers pays de la région Ouest-africaine. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Togo. Notons que le nombre important des dossiers reçus traduit le remarquable engagement africain dans la lutte pour la protection de l’environnement.

L’idée d’organiser une soirée de récompense des soldats de l’environnement tombe à point nommé. D’abord, elle va permettre de révéler des initiatives spécifiquement africaines. Ensuite va-t-elle favoriser le décuplement de celles-ci. Enfin, les ivoiriens cesseront certainement d’accuser un stagiaire dans le ciel qui ne réglerait pas bien la température, grâce à elle ! Rires.

Des actions communication qui se veulent à la hauteur de l’évènement

Depuis ses premières communications, le comité d’organisation de La nuit des Awards de l’écologie africaine ne cesse d’amplifier ses actions. En effet, la raison de son investissement est claire : faire de la nuit du 5 juin prochain une soirée mémorable. Dans cet élan, il y a eu un point presse le 31 mars 2021 au siège de l’UNESCO. Rencontre de représentants d’institutions, multiplication des passages dans les médias… L’évènement s’annonce grand.

Retour sur quelques passages dans les médias

Passage du Secrétaire à l’organisation de la nuit des Awards de l’écologie africaine à l’émission C’midi

Reportage de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne

Emission spéciale Awards de l’écologie africaine sur Médi 1 TV

La nuit de l’écologie africaine nous donne rendez-vous ce 5 juin 2021 au Palm Club Hôtel pour faire connaître et célébrer de façon particulière les pratiques et initiatives écologiques durables. En attendant, que faites-vous, vous, oui, vous, pour protéger l’environnement ?


Les blogueuses et web-activistes engagées contre les discours de haine

Les blogueuses et web-activistes engagées contre les discours de haine ont participé à un atelier les 23 et 24 avril 2020. Cet atelier s’est tenu à Jacqueville. Il avait pour objectif de renforcer les capacités des membres du réseau afin de contrer les discours de haine de façon optimale.

Internet est assurément le canal de communication qui a le plus de succès aujourd’hui. En Côte d’Ivoire, il compte plus de quinze millions d’utilisateurs. Selon les chiffres de l’ARTCI, 19 651 407 personnes étaient abonnées à internet mobile à la date du 31 décembre 2020. Comme on peut s’en douter, le réseau informatique est en conséquence le lieu des communications de tout genre. Et, les discours de haine font partie de ces communications.

Pour information, sinon pour rappel, les discours de haine peuvent avoir la forme écrite, orale ; celle du dessin. Ils peuvent encore s’inscrire dans un format audio et/ou visuel. Leur caractéristique principale est qu’ils s’attaquent à une ou plusieurs personnes pour leur sexe, leur appartenance politique, religieuse ; leur physique… Pour des réalités qui font partie de leur identité.

S’organiser : se former, élaborer un plan pour optimiser les actions sur le terrain
Quelques membres du réseau en plein travail de groupe, service images

Le manque de formation et de bonnes informations est assurément la principale source de la mauvaise performance. Cette carence explique aussi les dérives sur Internet !

Afin d’être efficaces dans leur entreprise, la quarantaine de femmes mobilisées pour lutter contre les discours de haine a échangé sur plusieurs sujets. Parmi eux, la nécessité de la participation politique des femmes. La gestion des affaires par les femmes est en effet appréciée, efficiente et empreinte de pacifisme de façon générale.

Nous avons par ailleurs revisité les techniques de fact-checking. La vérification des informations demeure capitale dans un environnement où les fake news font d’énormes dégâts. La divulgation de fausses informations est effectivement dangereuse pour la société et répréhensible par la loi. Ses conséquences sont désastreuses.

Notre atelier s’est achevé par des sessions pour nous familiariser avec :

  • des techniques de campagne digitale,
  • la pratique de la plateforme de conception graphique Canva pour passer de façon agréable nos messages de lutte contre les discours de haine.

Nous avons été enrichies par des sessions animées par les experts Blandine Angbako , De Laure Nesmon , Clovis Delacroix Ndete, Raïssa Amah Tano , Eulalie Kouassi et Fulbert Evan’s Koffi.

Le réseau des Femmes Web activistes contre les discours de haine : un réseau à la grande et noble ambition !

C’est une grande et noble ambition que de vouloir bouter hors des habitudes communicationnelles le recours aux discours de haine. Cette ambition est cependant atteignable. Et, c’est bien la raison de l’existence du réseau auquel je suis fière d’appartenir. Avec mes amies et collègues, mes jeunes sœurs blogueuses Unicef, nous comptons bien réussir notre mission en étant des jeunes moteurs de prévention des discours de haine et des conflits sociopolitiques et communautaires. Nous, blogueuses et web-activistes allons investir le terrain avec notre stratégie pour promouvoir les échanges pacifiques, la paix.

Le projet « Les jeunes comme moteurs de prévention des discours de haine et des conflits sociopolitiques et communautaires » est une initiative financée par le Fonds de consolidation de la Paix des Nations Unies.

Retrouvez les publications des membres du réseau sur le sujet avec les hashtags #REFWADHA #STOP_AUX_DISCOURS_DE_HAINE #ENSEMBLECONTRELAHAINE

Retrouvez mon article sur le même sujet ici


Concours Mondoblog 2021: Lisi, médecin après la mort?

La saison 8 du concours Mondoblog RFI a invité les plumes d’expression française à compétir cette année ! Aujourd’hui, je viens vous entretenir sur des évènements relatifs au concours. Vous pourrez faire vos conclusions après lecture. Mea culpa ? Médecin après la mort ? On verra !

J’ai reçu un mail d’invitation pour communiquer sur la 8ème édition du concours Mondoblog RFI, cette année 2021. La deadline pour compétir, c’était le 15 mars dernier ! Il y a donc une semaine que le concours est clos. Alors, pourquoi est-ce que j’en parle aujourd’hui ?

Le message de mon ami

Avant même de lire le mail de Mondoblog concernant le concours lancé, j’avais reçu le message d’un ami écrivain, détenteur de plusieurs prix dans le milieu de la littérature. Il demandait conseil, comme j’étais déjà passée par l’épreuve. J’avoue que mon premier sentiment était un sentiment d’étonnement. Lui qui venait me demander conseil à moi… Mais bon, comme dit l’adage, on ne finit jamais d’apprendre et il est plutôt sage de demander à qui a déjà emprunté un chemin, comment le passer. J’ai répondu à mon ami que le concours devrait juste être une formalité pour lui. Et puis, je me suis souvenue de cette première fois que j’avais « tapé poto ».

Capture d’écran Messenger, Lisi YAO

« Taper poto » dans le jargon ivoirien, c’est « essuyer un échec ». J’avais essuyé un échec, alors que j’étais plutôt sûre de moi ! Je vous fais une autre confidence : j’étais un peu jalouse de la chance des autres. Moi, j’avais attendu des années après mon échec, avant de voir le concours être lancé à nouveau ! Les veinards ! Rires.

Mon conseil et ce que j’avais écrit…

A mon ami, dont je connais la plume je pourrais dire très « sophistiquée », j’ai conseillé en substance la simplicité. En fait, le gars, c’est le genre qui a un niveau de langue très élevé quoi ! Des tournures et des images dignes des temps où littérature et poésie n’étaient démystifiables que par un cercle fermé. Enfin, peut-être que j’exagère et que c’est plutôt moi le problème, pour avoir un niveau trop bas.

Chers tous, je vous assure que j’avais entrepris l’écriture d’un billet pour parler du concours, pour inviter à candidater, deux semaines avant que ses rideaux ne se referment. Et, mon billet était quand-même spécial. J’avais formulé des phrases comme :

« Si vous avez besoin qu’on vous motive pour essayer de faire partie de la plus grande plateforme de blogueurs et blogueuses francophones… » ; « si on doit vous convaincre d’essayer de faire partie des blogueurs et blogueuses de Mondoblog RFI… » ; « doit-on mesurer à votre place l’aubaine que vous avez, quand moi j’ai attendu des années avant de réessayer ? » ; « si on doit faire avec vous comme avec des enfants, dire que réussir à l’école c’est surtout pour leur propre bien, pour vous motiver… » C’est dingue, non ? On nous demandait juste de faire savoir que le concours court ! Rires. Mais moi, je déversais apparemment toute mon aigreur. La jalousie de voir que des chouchous arrivent et que je suis maintenant de la génération des « vieux bébés » !

Un billet perdu !

Je me demande si vous allez me croire, vu ce que j’ai écrit plus haut mais je vous promets que j’ai perdu le billet ! Je l’ai cherché, recherché, en vain ! Et, je n’avais plus la force de le réécrire. L’essence s’était déjà évaporée en quantité. Le parfum n’aurait plus été le même, si je réessayais, malgré toute ma bonne volonté. C’est vrai que l’on peut toujours essayer de recommencer mais pour ceux qui ont déjà perdu des textes, ils connaissent peut-être l’état d’esprit que je veux décrire. Vous savez quoi ? J’ai cherché et recherché mon texte en regardant le temps passer, impuissante. Bref !  

Enfin, je souhaite bonne chance à tous ceux qui ont concouru et si ça ne marche pas cette fois, ça pourrait marcher une autre fois ! Soyez surtout aux aguets comme j’ai été, pour ne pas manquer le prochain concours si vous tenez à faire partie de la famille ! Ah ! J’oubliais… je me suis sentie coupable, mal de savoir le nombre de candidatures reçues cette année. Peut-être que si j’avais communiqué, il y aurait eu plus de participants ?

En 2020, nous étions 350 candidats contre 256 cette année mais comme l’a écrit Simon de l’équipe Mondoblog, ce n’est pas le nombre qui compte finalement.


Jacques Anouma, l’homme qui veut servir le football africain à 100 %

Je suis allée à l’auditorium du ministère des Affaires étrangères de mon pays, la Côte d’Ivoire, ce vendredi 19 février 2021. Je devais y être pour la conférence de presse de présentation du programme de M. Jacques Anouma, candidat à la présidence de la Confédération Africaine de Football (CAF).

Qui est l’homme dont le projet baptisé est de « servir le football africain » ? Son projet, qui traduit sa vision d’une CAF forte et conquérante est guidé, nous apprend-t-il, par trois grands principes : la modernité, la responsabilité et la transparence.  

Jacques Bernard Daniel Anouma, le candidat à la Présidence de la CAF qui veut servir le football africain à 100%

Il a travaillé dans le secteur des finances pendant de nombreuses années. C’est un diplomate et un ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire. Sa passion pour le football, en témoigne son parcours dans les instances décisionnelles du microcosme footballistique, prend le dessus. Il nous le fait comprendre en affirmant qu’il va consacrer 100 % de son temps au développement intégral du football.

« Les graves problématiques auxquelles la CAF est confrontée commandent que son prochain président consacre toute son énergie, son temps et son intelligence à sa réhabilitation ». « (…) Je serai un président disponible », a-t-il assuré.  

Jacques Anouma fait son entrée à la Fédération ivoirienne de Football (FIF) en 1991, mon année de naissance ! Il y a gravi tous les échelons.

M. Anouma a été président de la ligue nationale et président de la Jeunesse Club d’Abidjan (JCA). La JCA est le club le plus ancien du football ivoirien. Sa date de création est 1932.

Un acteur de poids dans le milieu du football

Le Président Anouma est élu à la tête de la FIF en 2002. Il crée quelques années plus tard l’Académie de Football Amadou Diallo (AFAD).

La mission principale du Président Anouma, à la tête de la FIF, était, d’abord, la restructuration de la fédération. Ensuite devait-il travailler au retour de la Côte d’Ivoire au meilleur niveau continental et mondial.

De 2003 à 2007, Anouma préside l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA) dont il est à ce jour le Président d’honneur. Lorsqu’en 2006, les Eléphants de Côte d’Ivoire se qualifient pour la première fois pour la coupe du monde, Jacques ANOUMA entre de façon particulière dans les annales du foot. L’exploit de la qualification au mondial se répète 4 ans plus tard. M. ANOUMA est alors, naturellement, élevé à la distinction de Commandeur dans l’ordre national du mérite.

Depuis 2011, Jacques ANOUMA est Président d’honneur de la FIF. C’est encore sous sa présidence, il faut le rappeler, qu’un centre technique national est créé. L’envoyé spécial des Présidents de la FIFA et de la CAF pour l’Afrique depuis 2018 souhaite, avec son équipe, apporter les changements qui s’imposent pour une CAF forte et conquérante.  

Un programme pour un progrès clair

Jacques ANOUMA évoque une vision qui consiste à impulser un ensemble de réformes nécessaires à la restauration de la CAF. Pour ce faire, il évoque les principes qui guideront son action.

  • La modernité

Le candidat à la présidence de la CAF entend être un leader et un manager en adéquation avec son temps. L’on peut en déduire qu’il va s’aider de tous les moyens et méthodes actuels pour faire rayonner le football africain.

  • La responsabilité

Respecter sa parole et ses engagements, voilà la promesse que fait Jacques ANOUMA. Ne dit-on pas qu’un Homme, c’est celui qui respecte sa parole et accomplit ses devoirs ?

  • La transparence

L’on sait combien le problème de la transparence affecte le développement de nos institutions et de notre continent, par ricochet. Il n’est donc que salutaire que M. ANOUMA prenne l’engagement solennel de favoriser une bonne gouvernance ! « Les informations seront partagées, accessibles, en conformité avec les statuts, règlements et dispositions en vigueur », rassure-t-il.

Jacques ANOUMA veut servir les intérêts du football africain en se mettant au service de sa passion, de ses pairs, et des différents acteurs. Son programme pour atteindre son objectif s’articule autour de quatre axes.

Gouvernance et gestion de la CAF

C’est le premier axe du programme de Jacques ANOUMA. Il veut répondre aux problèmes de gouvernance, de mauvaise gestion à l’origine de la dégradation de l’image de la CAF. Plusieurs actions seront à mener dans ce sens dont l’introduction de la transparence, de l’éthique et de l’équité dans la gouvernance de la CAF. A ce niveau, il va s’agir de mener des entreprises dont la création d’un cadre de concertation des parties prenantes chargé de garantir une gestion participative intégrée. Ce cadre rassemblera, nous informe-t-on, les divers acteurs clés du milieu du foot : joueurs, clubs, ligues, gouvernements et partenaires.

Une autre action a aussi attiré mon attention pour l’introduction de la transparence dans la gestion de la CAF : le projet de la doter d’un code d’éthique et d’un règlement de gouvernance pour permettre aux organes indépendants de lutter efficacement contre la corruption et les maux qui minent l’institution. Il est clair que le bon fonctionnement d’une organisation passe par l’établissement de règles que l’on a le devoir de respecter.

Renforcement des capacités financières, managériales des associations nationales et unions zonales

C’est un secret de polichinelle que le développement du football africain est lourdement ralenti à cause des limites financières. L’on dira peut-être que beaucoup d’argent circule dans le milieu, sans atteindre et servir les acteurs qui y ont droit et qui en ont le plus besoin pour l’essor du foot et l’épanouissement de ceux qui sont en première ligne sur le terrain.

Pour résoudre la question du manque de moyens financiers, d’infrastructures, d’équipements… qui tire le football africain qui repose sur le travail des associations nationales et des unions zonales vers le bas, Jacques ANOUMA entend travailler à l’accroissement des ressources financières des associations nationales.

L’action 3 de l’axe 2 : « amélioration des relations avec les associations nationales à travers les unions zonales » me touche particulièrement à cause de sa portée sociale. L’on ne le dira jamais assez, les bonnes relations et collaborations favorisent le rayonnement de toute entreprise.

Le deuxième point de la troisième action du deuxième axe du programme de Jacques ANOUMA me séduit tout autant. « Renforcer l’inclusion en assurant une meilleure représentation des femmes et des minorités linguistiques au sein des organes de la CAF ». Ai-je encore besoin de dire pourquoi ? ?

Promotion, commercialisation et ressources nouvelles

Le troisième axe. Les actions à mettre en œuvre dans celui-ci sont relatives, entre autres, d’abord, à la résolution des litiges commerciaux pendants par une solution concertée. Ensuite, on peut noter la reforme du marketing et de la communication, l’accroissement de l’attractivité des compétitions et enfin, l’augmentation des droits des médias avec une stratégie de développement des droits digitaux.

« Place au jeu », le quatrième axe du programme d’ANOUMA

Quelles solutions pour sortir définitivement la CAF de la situation difficile qu’elle traverse ? Des éléments pour solutionner les choses sont communiqués dans « place au jeu ». L’amélioration de l’organisation de la CAN et de la CHAN par l’instauration des éliminatoires sous la forme d’une coupe de chaque union zonale, l’autorisation des pays qualifiés pour le tournoi final d’intégrer dans leurs effectifs trois joueurs évoluant dans d’autres championnats sur le continent.    

La réintroduction d’une distinction aux CAF AWARDS fait en outre partie des actions à mener pour sortir la CAF de son état actuel, peu reluisant. D’autres toutes aussi intéressantes, figurant dans le programme de M. ANOUMA dont les suivantes, méritent notre attention :

  • Le développement du football pour les jeunes par la création d’une compétition U15 au niveau des unions zonales, en recherchant des sponsors dédiés et en reformant les formules des éliminatoires des CAN U20 et U17 en instaurant un mix entre tournois zonaux et élimination directe ;
  • le développement du football féminin ;
  • la sensibilisation des associations nationales sur la nécessité de mettre en place une structure de veille et d’alerte pour lutter contre le terrorisme dans les stades et en dehors ;
  • l’harmonisation des curricula de formation des entraîneurs avec toutes les confédérations afin de garantir la libre circulation des techniciens.
Un défi à relever, ensemble !

C’est ensemble que Jacques ANOUMA voudrait que l’on relève le défi pour reconstruire le lien avec nous-même, mais également avec le reste du monde et les partenaires. Il nous invite à « mouiller le maillot ». Mouiller le maillot pour rebâtir la confiance perdue. ANOUMA promet de se donner corps et âme à la tâche avec son temps, son énergie, son expérience…

L’élection du président de la CAF aura lieu le 12 mars 2021. L’institution n’a jamais été dirigée par un candidat de l’Afrique de l’Ouest. Jacques ANOUMA se dit ouvert à une candidature unique pour cette zone de l’Afrique, il a d’ailleurs initié les discussions. C’est une affaire nationale, zonale, continentale, à fortes implications au niveau mondial.

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L’Association Graine d’Ivoire et Santé a fait le bilan de sa mission « riposte face à la Covid-19 »

L’Association Graine d’Ivoire et Santé (AGIS) et son partenaire Prudencial Belife Insurance ont tenu une conférence de presse ce vendredi 19 février 2021, au Capitol Hotel d’Abidjan. Le bilan final de la mission « riposte face à la Covid-19 » était le sujet de la rencontre.

Ce sont au total 51 158 dons en vivres et non vivres dont ont bénéficié des associations et communautés ivoiriennes dans le cadre de la campagne de riposte contre la Covid-19 en Côte d’Ivoire.

La mission « riposte face à la Covid-19 » en Côte d’Ivoire

Lancée par Prudential Belife Insurance, grâce au soutien de Prudential PLC et au fond de lutte contre la Covid-19 de la fondation Prudence, la campagne «riposte face à la Covid-19» a été mise en œuvre par l’ONG AGIS. Elle s’est déroulée en deux vagues de missions.

La première s’est étendue d’avril à juillet 2020. L’ONG a d’abord distribué des kits sanitaires dans les marchés et les gares routières des villes de Yamoussoukro et de Bouaké. Après avoir sillonné ces deux grandes villes ivoiriennes, l’équipe de M. Sylla Aboubakar s’est ensuite mise au service des populations de grandes communes de la capitale Abidjan. Les communes d’Abobo, Treichville, Ayama, Adjamé et Cocody ont été servies. L’ONG les a fourni en gels hydroalcooliques, masques, appareils de désinfection des toilettes et lieux publics… L’AGIS a en outre visité l’orphelinat de Grand-Bassam et la pouponnière de Dabou en apportant des vivres et des kits sanitaires.

La deuxième vague de la mission a duré de septembre à novembre 2020. Des ateliers de fabrication du savon liquide traditionnel ont été conduits durant cette période. Ils avaient pour objectif d’assurer la continuité du respect des mesures barrières contre la Covid-19.

Comment l’ONG AGIS a-t-elle atteint son objectif ?

L’AGIS a atteint son objectif de réduction de l’impact socio-économique de la Covid-19 par ces différentes initiatives, en :  

  • instruisant les populations sur la pandémie ;
  • sensibilisant sur les mesures barrières pour limiter la prolifération de la Covid-19 ;   
  • désinfectant des zones publiques à haut risque : centres de services sociaux, transports publics, gares routières, toilettes publiques, marchés, grandes surfaces ;
  • distribuant des désinfectants de mains (plus de 16 000), des kits de désinfection, des gants et trousses de nettoyage ;
  • faisant divers dons.

Plusieurs axes ont ponctué la conférence de presse-bilan de la mission « riposte face à la Covid-19 ». Des témoignages de bénéficiaires de la campagne, comme de M. Kassi Pierre, militant pour la cause des personnes vivant avec un handicap, ou encore de Mme Yao Madeleine, présidente de l’ONG Femme débout de Bouaké, ont été entendus. Des échanges et débats en ont fait le menu également.

L’Association Graine d’Ivoire et Santé est spécialisée dans la lutte contre les infections respiratoires aigües chez les enfants de 0 à 5 ans. Elle a été créée en 2010 par M.Sylla Aboubakar. Sa sélection pour la mission est le résultat d’un appel d’offre de Prudencial belife insurance. Prudencial belife insurance est quant à elle une filiale de Prudential UK, compagnie d’assurance-vie de plus de 20 millions de clients dans le monde. Vieille de 170 ans d’expérience, elle fournit la Côte d’Ivoire en solutions pour la réalisation de projets à long terme. L’organisation intervient aussi pour l’éducation des enfants et créée des opportunités pour des milliers de personnes. C’est à hauteur de 42 millions de FCFA qu’elle a appuyé l’AGIS pour sa mission.

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[Afropolitain nomade] Un festival de délices culturels

Le festival Afropolitain nomade est à sa 7e édition cette année. N’ayant pas pu se tenir en 2020 à cause du Covid-19, il a arboré de nouvelles touches pour son édition de 2021. Ses concerts se tiennent dans plusieurs capitales africaines et sont retransmis via Internet. Ils interviennent comme un apéritif. Un apéritif culturel en prélude de l’apothéose du festival. Cette apothéose aura lieu à Kigali, au Rwanda, où se tiendront les dernières festivités.

Ce vendredi 15 janvier 2021, deux concerts ont fait office de lancement du festival. Abidjan, en Côte d’Ivoire, et Douala au Cameroun ont été leurs hôtes. J’ai eu le plaisir et l’honneur d’être présente au concert d’Abidjan, à l’Institut français, avec ma casquette de blogueuse. Dj MZSS, Tyrane et Lerie Sankofa sont montés sur scène pour faire vibrer le public par des rythmes colorés.

Bref retour sur l’initiative de Vanessa Kanga

On l’appelle encore Veeby Afrosoul, la génitrice du festival Afropolitain nomade. L’administratrice, férue de culture, a nourri le désir de créer un évènement, cadre de partage novateur. Des artistes musiciens et ceux intervenant dans l’art visuel s’y expriment. Depuis 2012, son festival, l’Afropolitain nomade, met en scène une centaine d’artistes qui viennent de trois continents. L’Afrique, l’Amérique du Nord et l’Europe se retrouvent pour embrasser un public de tout horizon de façon itinérante.

Mondoblog et le festival Afropolitain nomade, un partenariat reconduit !

C’est la deuxième année de mariage entre le festival et le réseau des blogueurs francophones de Radio France Internationale. Et on espère que ça va durer… Pour la vie ! ? C’est justement en tant que blogueurs du réseau que Richard Konan, auteur du blog « Sous le Baobab » et moi, avons interviewé Lerie Sankofa ainsi que Tyrane, à quelques heures de leur show. Nous avions pour mission de vous faire vivre le festival à la façon blog !

Lerie Sankofa, l’artiste qui « regarde toujours derrière »

« Regarder toujours derrière », cela peut sembler péjoratif. Et pourtant, nous sommes dans un contexte où le faire est primordial. C’est Richard Konan qui a, dès l’entame de l’entretien, demandé à l’exceptionnelle percussionniste la signification de son nom d’artiste. Celle-ci, lors de l’interview qu’elle nous a accordé ce 13 janvier, dans les murs de l’Institut national des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC), a fait référence à la culture Akan pour explication.

Si « Lerie » est tiré de son prénom Valérie, « Sankofa » désigne un oiseau mythique qui a la tête dans le sens opposé de son corps. C’est un symbole de sagesse… Lerie a les pieds dans la tradition et la tête dans le modernisme. Elle s’appuie sur le passé, sur les racines pour avancer. Et, sa musique qui s’inspire des sonorités des forêts et des savanes africaines en témoignent. La très douée percussionniste, autrefois élève de l’INSAAC et aujourd’hui enseignante dans l’Institut de renom, a par ailleurs fait comprendre que le mysticisme n’intervient pas dans son processus de création. Seule la tradition compte. Elle laisse cependant libre cours à l’imagination de tous… Artiste !

Séance photo lors de l’interview avec Lerie Sankofa (Lerie Sankofa à gauche). Crédit photo : Honoré

A la question de savoir s’il lui a été facile d’évoluer dans un milieu dominé par la gente masculine, celle qui a été initiée à la percussion depuis l’âge de 9 ans répond que les choses n’ont pas été difficiles. Si les femmes n’avaient pas accès à certains instruments dans le passé, la situation a évolué. Avec son art, Lerie Sankofa s’impose, elle est appréciée. Elle collabore avec de grands noms et voyage à travers le monde pour des spectacles.   

Tyrane, la douce lionne

Le rendez-vous avec Tyrane, c’était jeudi 14 janvier. Le centre culturel d’Abobo a servi de cadre pour notre rencontre. Un centre avec lequel elle partage une profonde histoire : « C’est ici que j’ai pris pour la première fois le micro« , nous a-t-elle confié. Aujourd’hui, le micro et elle sont de très intimes amis. Ils ont fait ensemble, nombre de prouesses.

Partie d’Abobo, commune stigmatisée parce que défavorisée, redoutée pour l’idée d’être un grenier de violence  – c’est justement l’un des combats de l’artiste que de mettre en avant les côtés positifs de la commune qui a vu naître de nombreux grands noms – Tyrane a, après un périple qui l’a finalement conduite au Maroc où elle s’est installée, acquis la réputation de meilleure chanteuse de piano-bar. Elle a remporté le prix All Africa Music Awards (AFRIMA) de meilleure artiste de l’Afrique du Nord en 2016.

Photo lors de l’interview avec Tyrane (Tyrane au centre, Richard Konan à droite). Crédit Photo : Honoré

A l’origine danseuse, celle pour qui les coins et recoins du centre culturel d’Abobo n’ont pas de secret y passait le clair de son temps. Une battante, une fonceuse. Tyrane, c’est le surnom que lui ont donné ses élèves alors qu’elle donnait des cours de danse, parce qu’elle leur tapait sous les pieds lorsqu’ils n’assimilaient pas bien leurs leçons. « Je donnais des cours de danse (…) et quand mes élèves n’arrivaient pas à les assimiler, je leurs tapais sous les pieds. Ils ont dit : c’est une tyrane ! Cest ainsi que le nom m’est resté. Je suis sinon très douce… ». Tyrane a ainsi expliqué l’origine de son nom à la demande de Ozone, l’animateur de l’apéritif culturel, après sa fulgurante prestation ce vendredi 15 janvier 2021.

Un topissime apéro culturel !  

Difficile de tenir sur son siège ! J’ai changé deux fois de place pendant l’apéro culturel avant de finir par danser dans un coin, jusqu’à sa fin. J’ai d’abord jugé que j’étais trop loin de la scène. Je me suis donc rapprochée pour m’installer sur un siège juste face à la scène. Il s’agissait pour moi de voir de plus près Dj MZSS, l’artiste qui a ouvert le bal des prestations, dans l’expression de son art. Je ne pouvais me contenter d’entendre sa musique mix afro-acoustique. Il me fallait la sentir de plus près, la toucher, voir comment il faisait « un » avec sa guitare… Un véritable régal !

Tyrane a été la deuxième artiste à monter sur scène pour un spectacle haut en couleurs. Un spectacle aux parfums de talents multicolores. Avec Tyrane, costumes, prestance, voix, pas de danse ont séduit le public qui n’a pas manqué de se laisser entraîner dans un show vibrant.

La fin ne fut pas moins spectaculaire avec Lerie Sankofa et son équipe sur scène. Je vous propose de vivre les moments avant sa montée sur scène, qui vous donneront une idée de ce qu’il s’est passé…

Musiques avec voix, mortier… extase pour les sens ! C’est vers 22h que l’apéro a pris fin. J’ai été heureuse d’y être mais triste de partir… Comme l’a dit Lerie Sankofa avant ses dernières chansons : « toutes les bonnes choses ont une fin ! » Ce n’est cependant pas encore fini pour le festival Afropolitain Nomade 2021 ! ?

Selfie avec Tyrane après son show, Lisi YAO

Retrouvez le concert en images ici

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Mon retour sur 2020, mes perspectives pour 2021

Alors, 2021 ? Qu’est-ce que cette année augure ? Même si j’ai hâte de vous dire ce que la nouvelle année m’inspire, regarder dans le rétroviseur s’impose, pour une certaine démarche. 2020… 2020 a été, vous avez probablement déjà pu le constater, une année exceptionnelle. Normal, non ? Chacune des années qui naissent et qui nous disent au revoir sont particulières. Le fait est par ailleurs que l’international Covid-19 a ébranlé la planète dès fin 2019, pour causer d’énormes pertes en 2020. D’ailleurs, en ce début d’année, le virus continue de bouleverser tant de choses. Nous espérons cependant qu’il ne va pas faire long feu.

Quand il pleut à Paris, Abidjan est mouillée

Il se dit que quand il pleut à Paris, Abidjan est mouillée. Mais alors, imaginez… Il y a eu une tempête en Chine, un ouragan en France, une tornade aux Etats-Unis, une inondation en Afrique du Sud… Et naturellement, toutes les catastrophes ici citées à titre d’illustration pour évoquer de façon imagée les implications du Covid-19 ont eu un impact plus que négatif sur la vie des Ivoiriens. Les pertes d’emplois, les difficultés pour gagner son pain quotidien, avec toutes les restrictions qui ont accompagné les mesures de lutte contre le Coronavirus… Il y a de quoi être heureux du départ de 2020. Seulement, le passage d’une année à une autre résout-il les problèmes ? En tout cas, le changement nous fait espérer.

2020, une année difficile pour la majorité de la population

2020 a été plus que difficile pour les populations qui se « débrouillent » et qui sont à mon sens, les plus nombreuses. La fermeture des maquis, des bars pendant une période, la fermeture des espaces de spectacle, l’interdiction de connexion entre différentes villes sur le territoire ivoirien, le couvre-feu…  Bref, je ne veux pas revenir sur certains évènements. Tout n’a pas non plus été que négatif. De nombreux business ont fleuri grâce à la situation sanitaire. Et puis, paraît que les gens ont été dédommagés !

A propos de dédommagement justement, je me souviens avoir reçu un appel du Bureau ivoirien du Droit d’Auteur. Le monsieur au bout du fil m’avait interpellée avec un nom qui n’est pas le mien, il disait que c’était pour une aide du gouvernement. Je lui ai alors dit qu’il se trompait de personne. Il insista pour savoir si je suis écrivain. J’ai répondu que je suis auteure, que je n’ai été publiée qu’en collectif. Je crois qu’il avait joint ma ligne Orange, que j’ai depuis 2008 !

2020 ne m’a pas mise à terre

Je n’ai pas, pour dire vrai, vraiment traversé de période difficile à cause du Covid-19. Peut-être parce que je n’ai pas de très grandes charges. 2020 m’a plutôt aidé à découvrir des choses au niveau des relations intimes, à me libérer d’autres, au niveau professionnel. Il paraît que lorsque l’on ne te donne pas la place que tu mérites, à un moment donné, il faut avoir un sursaut d’orgueil pour prendre une autre direction. Je ne pourrai pas donner de détails. J’apprends à tenir ma langue !

Professionnellement parlant, je dois avouer que 2020 m’a offert beaucoup d’opportunités, il y a eu plein de perspectives et je suis entrée en 2021 avec. J’en remercie Dieu, oui, Dieu. Seulement, il arrive que je ne fasse pas moi-même les efforts nécessaires pour optimiser toutes ces opportunités. A corriger !

2020, l’année des formations et des opportunités pour moi 

Je ne pourrai pas mettre un point final à ce billet sans en parler. J’ai commencé avec Génération A Venir de la fondation politique Friedrich Ebert. J’ai vécu tellement de choses lors de cette formation ! Pendant le séminaire de clôture, nous avons eu une activité qui consistait à mettre sur un bout de papier nos impressions en quelques mots, à propos d’un.e participant.e. L’on devait chacun mettre nos noms sur une feuille, puis la lancer le plus loin possible. Chaque personne devait alors récupérer une feuille (pas celle sur laquelle il y avait son nom), à l’aveuglette, écrire quelque chose puis la relancer.

Impressions de mes ami.e.s GenAV 2020 à mon sujet, Lisi Yao

Après la formation avec la Friedrich Ebert, s’en sont suivies plusieurs autres… Avec la Fondation Konrad, on a parlé de la crédibilité du journalisme par exemple. Les ateliers de réflexion, les conférences et séminaires… Je ne pourrai pas tous les citer. J’ai par ailleurs été très heureuse d’être sollicitée par le politologue et écrivain, Docteur Kouao Geoffroy-Julien, pour faire la critique de son essai : Côte d’Ivoire, une démocratie sans démocrates ? La ploutocratie n’est pas la démocratie.

Il y a eu ma sélection pour Mondoblog, j’ai été invitée par une maison d’édition à son gala de remise de prix pour remettre le prix d’une lauréate… Plein de belles choses ! En amorçant 2020, j’ai dit me faire publier avant le terme de l’an. Malheureusement, j’en suis toujours à écrire mon fameux roman – ou bien heureusement ? En tout cas, en compensation, Dieu – oui, il faut croire en quelqu’un ou en quelque chose hein ! – a bien voulu que je sois de plus en plus sollicitée dans le monde de la littérature dans mon pays. J’ai déjà écrit une préface, je suis à la lecture d’un roman pour une deuxième préface… J’oubliais ma sélection pour le coaching des femmes pour les élections du Conseil national des Droits de l’Homme…

Au cours de toutes les épreuves, pendant les moments heureux, de doute, famille et ami.e.s ont été présents. Je les en remercie.

Quid de 2021 ?
Stylos sur une feuille de papier, Jess Bailey, Unsplash

Aahhh 2021 ! Je ne parlerai pas d’une onction de mariage que je ressens ! Professionnellement parlant, je pense véritablement qu’un « bim » retentissant est à l’horizon. Ça commence vraiment bien ! Vous verrez, « madame compte rendu » vous fera savoir ! Je me souhaite en tout cas une très belle année, la maturité, la sagesse – on est bien nombreux à être très immatures et pas sages malgré nos âges ? L’argent ? La croissance spirituelle… Le bonheur quoi ! Fructueuse année 2021 à toutes et à tous !


L’ONG JAD et « ses enfants » en visite à Palmafrique!

J’ai été heureuse de participer à une activité de l’ONG J’aide le Diabétique (JAD), ce mardi 22 décembre 2020. Nous avons visité l’usine Palmafrique de Dabou, avec une cinquantaine d’enfants.

Je suis partie d’Abidjan le matin, avec des amis, des collègues et la fondatrice de l’ONG Alden, pour Dabou. Direction : l’usine Palmafrique dans le cadre des activités de l’ONG JAD. L’organisation s’intéresse particulièrement aux patients atteints du diabète de type 1 : les enfants.

Des enfants et des grands impressionnés !

Il faut l’avouer, il n’y avait pas que les yeux des enfants qui brillaient devant la découverte ! Guidés par le responsable de l’usine Palmafrique, M. YAO Nestor, petits et grands ont d’abord eu droit à un bel entretien pour mieux connaître son fonctionnement. Ensuite, ce fut le moment de voir de plus près une partie du matériel de transformation des fruits de palmiers.  

Contenants de l’usine Palmafrique, Lisi YAO
Un échange instructif

Avant de toucher des yeux le cœur de l’usine, M. YAO a expliqué à ses visiteurs son fonctionnement. Sa question : « qu’est-ce qu’un régime ? », posée aux enfants autour de lui, a ouvert les échanges. Ils étaient nombreux à vouloir y répondre.

« Le régime est le fruit d’un palmier », a avancé un jeune garçon de l’auditoire. Après l’introduction du sujet, nous avons eu droit à un développement des plus instructifs de M. YAO.

« Notre rôle est de transformer les régimes de palme en huile de palme (huile rouge) et en huile de palmiste », a-t-il expliqué. Sous les regards attentifs des enfants, le responsable de l’usine a présenté la matière première et ses deux produits finis. Ce sont les graines de palmier, les amandes, l’huile de palme (huile rouge) et l’huile de palmiste.  

Fruits de palmiers (rouges, dans le pot à l’arrière) ; noix de palmiers (à gauche), amandes (à droite) et huiles de palme (rouge) et de palmiste – Lisi YAO
Le processus de transformation des fruits et des amandes en huiles

En prélude à l’égrenage des étapes de transformation des fruits et amandes de palmiers, notre hôte a demandé aux enfants s’ils sont au parfum de la fabrication de l’huile rouge au village. Ces derniers étaient encore nombreux à vouloir apporter des éléments de réponse.

« Quand les mamans vont au champ, elles récoltent les fruits des régimes des palmiers, elles les préparent et les pilent à la machine (pour certaines), les pressent à la machine pour faire ressortir l’huile qu’elles préparent pour qu’elle remonte à la surface », a brillement partagé une auditrice. M. YAO a comparé ce processus à celui de Palmafrique en indiquant qu’ils sont pratiquement les mêmes. Cependant, Palmafrique produit de l’huile à l’échelle industrielle et fait cuire les fruits à la vapeur. Si le pressage des fruits donne par ailleurs l’huile de palme, l’huile de palmiste (jaunâtre), s’obtient quant à elle par le pressage des amandes dans les noix de palme.

L’huile de palme et l’huile de palmiste ont-elles des vertus thérapeutiques ?

C’était la question d’un jeune visiteur. Et, c’est Dr ANKOTCHE qui y a apporté des éléments de réponse. « L’huile de palmiste soigne les boutons, les champignons sur le corps, les dartres, les bourbouilles (…) elle fait pousser les cheveux (…) L’huile de palme est diététique pour les diabétiques mais en général, il ne faut pas consommer plus de deux cuillères à soupe au cours d’une journée », a précisé le Dr ANKOTCHE de l’ONG JAD. Dr ANKOTCHE qui est en outre le Directeur de La clinique du diabète du CHU de Treichville.  

Les enfants méritent toute notre attention !

Après la visite de Palmafrique, nous nous sommes dirigés vers le Cafop de Dabou. Les enfants s’y sont divertis par des échanges, des séances photos, des chants et de la danse.

Une personne est atteinte de diabète lorsque le taux de sucre dans son sang dépasse 1, 26 g/l et que ce taux est confirmé lors d’un autre dépistage qui peut se faire dès le jour suivant. Le cas des enfants est plus délicat car la mort peut survenir à moins de 4 mois de maladie s’ils ne sont pas traités.

Un participant de l’activité, Lisi YAO

Mes compagnons de route dont la Présidente de l’ONG Alden qui s’inscrit dans la même vision que l’ONG JAD et moi, sommes rentrés sur Abidjan en début d’après-midi. Nous nous sommes promis de nous mobiliser pour les prochaines activités avec et pour les enfants.

Lire mon article précédant ici


Actions pour la paix en Côte d’Ivoire: l’association APC-CI démarre officiellement ses activités

L’association Actions pour la Paix et la Cohésion sociale en Côte d’Ivoire (APC-CI), a procédé au lancement officiel de ses activités ce samedi 19 décembre 2020, à Abidjan.

C’est dans une salle des fêtes pleine que l’association APC-CI, avec à sa tête son Président, M. Attoungbré Kouassi Jérôme, a officiellement procédé au lancement de ses activités. La cérémonie a eu pour thème : « Engageons-nous sur la route de la paix pour une Côte d’Ivoire prospère. » Elle s’est articulée autour de plusieurs points. Les présentations du plan d’action de l’association et du bureau exécutif national ont été des points essentiels de la cérémonie.

Le besoin d’être des acteurs de la promotion de la paix et de la cohésion sociale

« Il nous a paru nécessaire de créer une organisation apolitique qui ambitionne d’être un acteur incontournable de la promotion de la paix et de la cohésion sociale en Côte d’Ivoire« , a expliqué le Président Attoungbré lors de sa prise de parole. Il a en outre fait remarquer que les membres de son association sont de toutes sensibilités politiques, ethniques, religieuses. « Dans le souci de parfaire nos actions, nous nous sommes réunis en assemblée générale constitutive le samedi 3 octobre 2020 pour matérialiser l’existence de notre organisation« , a continué le Président. M. Attoungbré a par ailleurs insisté sur l’importance de l’initiative.

« La quête de la paix – la restauration d’un climat de confiance et la consolidation de la paix entre les ivoiriens quelques soient leurs appartenances ethniques, religieuses et politiques – est une exigence fondamentale et indispensable à la construction d’une nation forte et prospère« , a argumenté le premier responsable de l’association APC-CI. M. Attoungbré n’a pas manqué de notifier la nécessité d’un « engagement fort de tous les enfants de la Côte d’Ivoire » pour la paix.

Le plan APC-CI pour atteindre les objectifs de paix et de cohésion sociale

Le premier responsable de APC-CI a informé le public des actions prévues pour atteindre ses objectifs. Ce sont principalement :

  • Une vaste campagne de sensibilisation dans plusieurs régions de la Côte d’Ivoire au cours du premier trimestre de l’année 2021.

Le Président de APC-CI a expliqué qu’il va s’agir d’une campagne en prélude aux élections législatives. Elle aura pour objectif le changement des méthodes de communication pour le bonheur des jeunes. Une initiative louable quand on sait combien la violence est aujourd’hui usitée pour s’exprimer.

  • L’installation de comités locaux de paix et de cohésion communautaire dans toutes les localités.

Les comités seront dirigés, a-t-on appris par M. Attoungbré, par des personnes formées aux notions de la paix.

  • La formation de jeunes (des élèves) dans le cadre du projet « Youth education for peace ».
Une initiative soutenue par organisations et personnalités

M. Konan Julien, Président et parrain de la cérémonie représentant la ministre Raymonde Goudou Coffie, marraine de la cérémonie ; M. Losseni Fofana, commissaire à la retraire représentant le fondateur d’Aube Nouvelle; l’ONG Planète Paix… un public varié et des représentants d’associations et d’organisations arrivés de partout pour soutenir l’association APC-CI.

Une série de motions de paix, poignantes, a été amorcée par des personnalités sus-citées. Ce sont des enfants originaires de toutes les zones géographiques de la Côte d’Ivoire qui ont refermé ses rideaux.

La cérémonie de lancement officiel des activités de l’association APC-CI s’est déroulée dans une ambiance fraternelle et festive.