Le Conseil national des droits de l’Homme prépare les femmes à la sphère politique ivoirienne

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8 octobre 2020

Le Conseil national des droits de l’Homme prépare les femmes à la sphère politique ivoirienne

Le Conseil national des droits de l’Homme a entamé son programme de coaching des femmes pour les élections, mardi 6 octobre 2020, à son siège aux 2 Plateaux-Vallon. Il vise à favoriser une génération de femmes politiques engagées dans un environnement où elles sont sous-représentées.

28 femmes sur les 255 députés de l’État de Côte d’Ivoire. Trois candidatures de femmes sur les 44 pour la future élection présidentielle. Des données qui parlent. Les femmes restent sous-représentées dans les instances décisionnelles malgré le minimum de 30% de femmes exigé sur le nombre total de candidats pour les scrutins uninominaux ou de liste. C’est pour pallier cette situation que le CNDH a initié son programme de formation qui s’étendra sur plusieurs années.

Une formation pour changer la donne

250, c’est le nombre actuel de femmes concernées par le programme de coaching. Ces femmes pour certaines issues de partis politiques, vont recevoir des formations pour être aguerries à la chose politique. Un investissement du terrain s’impose en effet car, qui mieux que les femmes sait leurs besoins et peut lutter pour leur cause ? Or, pour influencer la vie sociale, il faut se positionner à des points clés. Pour faire des propositions de loi ou pour les voter, il faut intégrer le Parlement. Pour mettre en œuvre sa vision, il faut être une leader.

Les modules de la première session de formation

« Participation des femmes à la vie politique« , « Système électoral ivoirien« , « Organisation d’une campagne électoral« . Ce sont les intitulés des modules de la première session de formation intensive. Ceux-ci ont successivement été les sujets de communication de Mme DAO GABALA, Sénatrice au sénat de Côte d’Ivoire, de Dr NENE BI, Enseignant-chercheur en Droit public et de Mme KOUTOUAN Annick Pety, Présidente de l’Union nouvelle de Côte d’Ivoire.

Avec Mme la Sénatrice, il s’est agit de la nécessité de la participation des femmes à la vie politique. Une nécessité qui répond d’abord à l’effectivité de la démocratie. Ensuite, nous avons évoqué l’opportunité du changement et de son accélération avec plus de pouvoir entre les mains des femmes. Les femmes sont des gestionnaires et des leaders nées. Enfin, a-il été question d’identifier ce qui nous pousse personnellement à entrer en politique et les éventuels obstacles sur le chemin pour atteindre nos objectifs. Et, l’atteinte de ces derniers passe par la préparation et la connaissance de certains éléments inhérents au fonctionnement de la vie politique comme le système électoral.

Le système électoral ivoirien : un système à connaître pour les aspirantes aux responsabilités politiques

Dr NENE BI s’est attardé sur la question en invitant les participantes à se procurer Le Code Électoral Ivoirien. Il ressort en effet du constat général que les acteurs politiques méconnaissent le code. L’homme de droit a donc invité les (futures) candidates aux élections à s’imprégner des conditions requises pour se présenter à une élection. Celles-ci sont liées entre autres à l’âge, au paiement des impôts, aux différentes cautions… Le formateur a en outre mentionné les conditions pour jouir du droit de vote, aussi mal connues des partisans et parfois même des politiques eux-mêmes.

Comment organiser une campagne électorale ?

C’est une question qui intéresse. La formation hautement interactive a permis de revenir sur des points essentiels en terme de campagne électorale. Mme KOUTOUAN Annick a en effet insisté sur la maîtrise des trois phases que renferme une campagne électorale :

  • la phase de précampagne qui doit s’étendre sur 6 mois minimum,
  • la phase de campagne qui entre dans le délai officiel
  • la phase-bilan après le résultat des élections.

Le besoin d’agir identifié, l’équipe de travail formée, la stratégie élaborée, les premières actions sur l’espace géographique que l’on veut impacter doivent être matérialisées. Et, cela longtemps avant le début de la campagne officielle, élément important pourtant négligé par les politiques. Autre chose importante bâclée par les politiciens : le bilan et les remerciements, même après une défaite. Mme KOUTOUAN a partagé son expérience de candidate dans la commune d’Attécoubé avec ses « sœurs ».

Le premier groupe de femmes a achevé sa première séance de formation le mercredi 7 octobre.

Document de présentation des activités, Lisi YAO

Le deuxième groupe fermera la porte de sa première séance de formation demain. (Futures) membres de staffs ou candidates aux élections, il est temps de prendre notre place !

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