Fin du programme GenAV 2020 : un triste au revoir mais un engagement fort pour impacter positivement la Côte d’Ivoire

Article : Fin du programme GenAV 2020 :  un triste au revoir mais un engagement fort pour impacter positivement la Côte d’Ivoire
18 octobre 2020

Fin du programme GenAV 2020 : un triste au revoir mais un engagement fort pour impacter positivement la Côte d’Ivoire

Le programme Génération A Venir 2020 (GenAV 2020) de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES) entamé en février a eu sa cérémonie de clôture le vendredi 16 octobre à Jacqueville. Si celle-ci a occasionné une note de tristesse, elle marque un point important dans la solidification de l’engagement pour impacter positivement la Côte d’Ivoire.

C’est vrai, j’ai été triste… Les au revoir, c’est pas mon truc. Les séparations m’attristent… J’ai même pleuré pendant la cérémonie de clôture mais j’ai eu la chance de le faire en « choco ». Il n’y a heureusement pas eu déluge et mon cache-nez a permis de camoufler le minois de pleureuse. Vous savez ce qu’une bouille peut devenir quand on pleure ! Et bien, le masque est utile, et pas que pour éviter le Corona ! Avec lui, on ne voit surtout que les yeux, et à moins qu’ils ne soient trop rouges, on ne pourrait rien deviner. Les larmes ne coulent pas sur la joue car le cache-nez sert de barrière et on peut vite les sécher… Bref. Je vous invite à revivre avec moi certains des contours et des instants du voyage à Jacqueville ainsi que ceux de la fin du programme GenAV 2020.

« Le chic mail »

Lorsque j’ai reçu le mail d’information sur le deuxième et dernier séminaire résidentiel commun du programme GenAV de cette année, ma joie fut grande. Oui, j’étais heureuse parce que je savais qu’il y aurait voyage. Voyage ensemble, avec les amis d’Abidjan et de Bouaké mais aussi et surtout découverte et formation. Voyage dans une ville qui flirte avec la mer… Le tableau paradis sur terre pour moi.

Cette fois par ailleurs, contrairement à la précédente, je n’ai pas été triste de quitter la maison. Enfin, je n’ai pas eu les mêmes sentiments que lors du premier voyage, ma première expérience de séparation sur plusieurs jours d’avec mon fils. C’était plutôt un peu la fête dans ma tête, même si le stress voulait aussi y régner en maître. Le fait est que mon groupe devait faire une prestation de slam, il y avait compétition entre plusieurs groupes d’Abidjan et de Bouaké.

Le départ pour Jacqueville

Lorsque je suis stressée parce que j’ai un défi à relever par exemple, il m’est difficile de manger tant que « la tornade » n’est pas passée.

Quand je suis soucieuse, je n’ai pas d’appétit. Je n’ai ni faim, ni la force de manger. Difficile d’avaler quelque chose parce que je pense à ce que j’ai à faire. Je crains tellement de ne pas être à la hauteur… Il m’arrive de dire que je suis perfectionniste. Et, parfois, ça rend malade de l’être. Après, il arrive aussi que je mange plutôt incessamment, quand je suis anxieuse… Bon. « Nos positions dépendent de nos conditions », comme j’aime dire.

Je suis partie de la maison après avoir mangé un bout sur invitation sinon insistance de ma maman. Il était déjà presque 13 h. Je devais commencer à m’inquiéter mais le fait d’avoir dû attendre jusqu’à 14 h pour le départ pour Krindjabo me rassurait. Ce sont néanmoins les messages dans le groupe Whatsapp des auditeurs aujourd’hui alumnis qui m’ont quelque peu rassurée. Ils informaient que le car qui arrivait avec les amis de Bouaké pour nous récupérer afin de converger vers la petite île arriverait dans 30 minutes. 30 minutes, j’avais encore du temps. Enfin, j’espérais surtout trouver très vite un taxi dans mon quartier où il faut marcher parfois bien longtemps avant d’en rencontrer un… J’espérais que les voies soient dégagées… Dans ces cas, la distance me séparant du siège de la fondation pouvait même être avalée en moins de temps.

13 h 30. A la fondation où presque tous les amis d’Abidjan étaient déjà présents, nous n’avons pas attendu longtemps avant que le car n’arrive. Nous sommes arrivés à Jacqueville vers 16 heures.

Arrivée des auditeurs GenAV 2020 à Jacqueville, Lisi YAO
Un endroit paradisiaque

Pour moi, la ville hôte du séminaire de clôture de GenAV était paradisiaque. En fait, l’hôtel hôte était idéal. Je n’ai pas visité la commune. La qualité des chambres et du service du complexe était acceptable. Le décor quant à lui était trop top ! Design mémorable. Je ne pourrais mieux vous dire. Il faut le vivre. Et c’est peut-être que je suis juste naturellement conquise par ce genre de toile…

Paysage capturé depuis la terrasse de mon logement, Lisi YAO

Nous avons été logés dans un cadre qui favorise l’ouverture de l’esprit. Le bruissement de la mer, la plage… De la terrasse de mon palier, je pouvais voir les cocotiers, les piscines, la mer…

Un exceptionnel séminaire

Tout ce que je relate jusque-là témoignage certainement du caractère exceptionnel de notre séminaire de clôture. Il est cependant important de s’attarder sur certains points. La formation reçue ! Comme toujours, nous avons tant appris…

Les formations
Techniques de négociation

La première formation a été dispensée par le Représentant Résidant de la FES, M. Thilo SHÖNE. Nous avons appris les techniques de négociation avec des exercices, en essayant par exemple de trouver une solution face à la problématique d’un arbre dans une cour commune, qui a profité aux parents dont les descendants se retrouvent aujourd’hui dans une situation complexe quand l’un d’entre eux a en projet de mettre une clôture qui favorisera que l’arbre se retrouve dans son domaine alors que les autres ont justement besoin d’y avoir accès… Notre formateur a insisté sur la nécessité de retenir les quatre principes de la négociation :

Séparer les personnes des problèmes ; se concentrer sur les intérêts, pas sur les positions ; créer des options pour un profit mutuel et insister sur les critères objectifs.

La solidarité syndicale

La deuxième formation a été l’affaire de M. Séraphin KOUAME, Conseiller politique à la FES. Elle a porté sur la solidarité syndicale et la nécessité de se syndiquer pour réduire les abus des employeurs dans le monde du travail et favoriser un meilleur environnement pour les travailleurs. La précision que la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), n’est pas un syndicat mais une association a été faite.

La participation : Défis sécuritaires nationaux et transnationaux

La question de la sécurité : le cœur de notre troisième module de formation. Une question importante vu la montée du banditisme et les attaques terroristes en Côte d’Ivoire.

M. Karamoko DIAKITE, également Conseiller politique à la FES nous a entretenu sur le sujet. Nous avons parlé des rôles des acteurs du secteur dont nous faisons partie. Le citoyen est en effet un acteur de la sécurité car sa collaboration avec les forces de défense et de sécurité participe à favoriser un environnement plus sûr. Et, un environnement plus sûr passe aussi par la prise de conscience des défis écologiques. Notre dernier sujet de formation y était lié.

La durabilité : gestion de l’environnement et développement durable.

Nous avons eu le privilège de discuter avec Dr Etien N’DAH, Enseignant-Chercheur et environnementaliste. Avant son intervention, c’est notre ami Timothée PALE qui a fait un exposé. La Côte d’Ivoire qui perd son couvert forestier, qui continue d’utiliser le plastique malgré son interdiction… Beaucoup reste à faire pour que les règles pour nous assurer un environnement meilleur soient respectées. M. PALE a insisté sur le fait que la Côte d’Ivoire doit agir contre le réchauffement climatique. Il a invité l’assemblée à rejoindre la lutte.

Un échange dans le style d’un plateau télé a mis fin aux échanges. Les auditeurs ont pu, tour à tour, occuper une place à côté du Doyen N’DAH et lui poser des questions sur les défis environnementaux. L’après-midi écolo a connu son apogée par le nettoyage de la plage.

Une action citoyenne à décupler et à imiter !

Tenues enfilées pour l’occasion, gants mis, les soldats écolos de GenAV 2020 ont pris d’assaut la plage pour livrer bataille aux ordures qui la jonchaient !

Les auditeurs GenAV 2020 pendant le nettoyage, Lisi YAO

Même si vous ne voyez pas sur cette photo le résultat de l’action, il ne s’agit aucunement d’un « buzz écolo ». Il sera partagé par la FES que je vous invite à suivre sur les réseaux sociaux. Peut-être êtes vous intéressés par le prochain programme ? 😉

Nous avons bel et bien assaini la plage et joué par la suite… Comme des enfants, des frères ! Nous avons fait la course, nous avons formé une ronde pour écouter des histoires… Des images qui ne nous quitteront pas de si tôt, de beaux souvenirs!

La cérémonie de clôture

Vendredi 16 octobre 2020. La journée de la cérémonie de clôture. Tout le monde était préparé pour l’occasion. Après les mots des officiels, les travaux de groupe ont été exposés pour la compétition. Les thèmes de celle-ci étaient entre autres liés aux élections et à la paix, à l’immigration clandestine, au féminisme, aux défis écologiques… Tout le monde en est sorti gagnant par les conseils prodigués et les leçons apprises !

Les conseils des officiels, l’évaluation du programme, la remise des certificats de participation et de présents ont mis fin au programme.

Nous avons été exhortés à prendre une part active dans la vie sociale et politique pour impacter positivement, en nous appuyant sur tout ce que nous avons appris. Un engagement que nous nous devons de respecter en étant responsables, en tant qu’alumnis du programme GenAV. Le monde a besoin de paix, de tolérance, de respect, de développement, de démocratie. Chacun de nous doit faire sa part à son niveau.

Le programme GenAV a été initié en 2005 par la FES qui a pour partenaires le Centre International pour le Développement du Droit (CIDD) et l’Université Alassane Ouattara (UAO). Il vise à inculquer des valeurs de tolérance et de démocratie aux jeunes qui jouent un rôle capital dans le paysage social.

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