Mon retour sur 2020, mes perspectives pour 2021

Article : Mon retour sur 2020, mes perspectives pour 2021
Crédit: Ruben Boni
13 janvier 2021

Mon retour sur 2020, mes perspectives pour 2021

Alors, 2021 ? Qu’est-ce que cette année augure ? Même si j’ai hâte de vous dire ce que la nouvelle année m’inspire, regarder dans le rétroviseur s’impose, pour une certaine démarche. 2020… 2020 a été, vous avez probablement déjà pu le constater, une année exceptionnelle. Normal, non ? Chacune des années qui naissent et qui nous disent au revoir sont particulières. Le fait est par ailleurs que l’international Covid-19 a ébranlé la planète dès fin 2019, pour causer d’énormes pertes en 2020. D’ailleurs, en ce début d’année, le virus continue de bouleverser tant de choses. Nous espérons cependant qu’il ne va pas faire long feu.

Quand il pleut à Paris, Abidjan est mouillée

Il se dit que quand il pleut à Paris, Abidjan est mouillée. Mais alors, imaginez… Il y a eu une tempête en Chine, un ouragan en France, une tornade aux Etats-Unis, une inondation en Afrique du Sud… Et naturellement, toutes les catastrophes ici citées à titre d’illustration pour évoquer de façon imagée les implications du Covid-19 ont eu un impact plus que négatif sur la vie des Ivoiriens. Les pertes d’emplois, les difficultés pour gagner son pain quotidien, avec toutes les restrictions qui ont accompagné les mesures de lutte contre le Coronavirus… Il y a de quoi être heureux du départ de 2020. Seulement, le passage d’une année à une autre résout-il les problèmes ? En tout cas, le changement nous fait espérer.

2020, une année difficile pour la majorité de la population

2020 a été plus que difficile pour les populations qui se « débrouillent » et qui sont à mon sens, les plus nombreuses. La fermeture des maquis, des bars pendant une période, la fermeture des espaces de spectacle, l’interdiction de connexion entre différentes villes sur le territoire ivoirien, le couvre-feu…  Bref, je ne veux pas revenir sur certains évènements. Tout n’a pas non plus été que négatif. De nombreux business ont fleuri grâce à la situation sanitaire. Et puis, paraît que les gens ont été dédommagés !

A propos de dédommagement justement, je me souviens avoir reçu un appel du Bureau ivoirien du Droit d’Auteur. Le monsieur au bout du fil m’avait interpellée avec un nom qui n’est pas le mien, il disait que c’était pour une aide du gouvernement. Je lui ai alors dit qu’il se trompait de personne. Il insista pour savoir si je suis écrivain. J’ai répondu que je suis auteure, que je n’ai été publiée qu’en collectif. Je crois qu’il avait joint ma ligne Orange, que j’ai depuis 2008 !

2020 ne m’a pas mise à terre

Je n’ai pas, pour dire vrai, vraiment traversé de période difficile à cause du Covid-19. Peut-être parce que je n’ai pas de très grandes charges. 2020 m’a plutôt aidé à découvrir des choses au niveau des relations intimes, à me libérer d’autres, au niveau professionnel. Il paraît que lorsque l’on ne te donne pas la place que tu mérites, à un moment donné, il faut avoir un sursaut d’orgueil pour prendre une autre direction. Je ne pourrai pas donner de détails. J’apprends à tenir ma langue !

Professionnellement parlant, je dois avouer que 2020 m’a offert beaucoup d’opportunités, il y a eu plein de perspectives et je suis entrée en 2021 avec. J’en remercie Dieu, oui, Dieu. Seulement, il arrive que je ne fasse pas moi-même les efforts nécessaires pour optimiser toutes ces opportunités. A corriger !

2020, l’année des formations et des opportunités pour moi 

Je ne pourrai pas mettre un point final à ce billet sans en parler. J’ai commencé avec Génération A Venir de la fondation politique Friedrich Ebert. J’ai vécu tellement de choses lors de cette formation ! Pendant le séminaire de clôture, nous avons eu une activité qui consistait à mettre sur un bout de papier nos impressions en quelques mots, à propos d’un.e participant.e. L’on devait chacun mettre nos noms sur une feuille, puis la lancer le plus loin possible. Chaque personne devait alors récupérer une feuille (pas celle sur laquelle il y avait son nom), à l’aveuglette, écrire quelque chose puis la relancer.

Impressions de mes ami.e.s GenAV 2020 à mon sujet, Lisi Yao

Après la formation avec la Friedrich Ebert, s’en sont suivies plusieurs autres… Avec la Fondation Konrad, on a parlé de la crédibilité du journalisme par exemple. Les ateliers de réflexion, les conférences et séminaires… Je ne pourrai pas tous les citer. J’ai par ailleurs été très heureuse d’être sollicitée par le politologue et écrivain, Docteur Kouao Geoffroy-Julien, pour faire la critique de son essai : Côte d’Ivoire, une démocratie sans démocrates ? La ploutocratie n’est pas la démocratie.

Il y a eu ma sélection pour Mondoblog, j’ai été invitée par une maison d’édition à son gala de remise de prix pour remettre le prix d’une lauréate… Plein de belles choses ! En amorçant 2020, j’ai dit me faire publier avant le terme de l’an. Malheureusement, j’en suis toujours à écrire mon fameux roman – ou bien heureusement ? En tout cas, en compensation, Dieu – oui, il faut croire en quelqu’un ou en quelque chose hein ! – a bien voulu que je sois de plus en plus sollicitée dans le monde de la littérature dans mon pays. J’ai déjà écrit une préface, je suis à la lecture d’un roman pour une deuxième préface… J’oubliais ma sélection pour le coaching des femmes pour les élections du Conseil national des Droits de l’Homme…

Au cours de toutes les épreuves, pendant les moments heureux, de doute, famille et ami.e.s ont été présents. Je les en remercie.

Quid de 2021 ?
Stylos sur une feuille de papier, Jess Bailey, Unsplash

Aahhh 2021 ! Je ne parlerai pas d’une onction de mariage que je ressens ! Professionnellement parlant, je pense véritablement qu’un « bim » retentissant est à l’horizon. Ça commence vraiment bien ! Vous verrez, « madame compte rendu » vous fera savoir ! Je me souhaite en tout cas une très belle année, la maturité, la sagesse – on est bien nombreux à être très immatures et pas sages malgré nos âges ? L’argent 😊 La croissance spirituelle… Le bonheur quoi ! Fructueuse année 2021 à toutes et à tous !

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